HISTOIRE DE L’ÉCRAN A PLASMA
Une invention pas aussi récente qu’on le croit !
Peut-être n’étiez-vous même pas né… L’écran plasma fut en effet inventé en 1964 par deux professeurs de l’université de l’Illinois, Donald L. Bitzer et H. Gene Slottow. L’écran plasma servit d’abord à cette université pour mettre au point une formule d’enseignement assistée par ordinateur. Ces premiers écrans plasma étaient monochromes et ne produisaient que de l'orange et du vert. Pour quelle raison n’a-t-on pas assisté à la poursuite et à l’amélioration de l’expérimentation ?
Une invention trop en avance sur son temps ?
Si cette technologie ne parvint pas à « percer » le marché de l’audiovisuel dès ses débuts, c’est qu’en parallèle, une autre technologie, plus simple et moins coûteuse, permettait de toucher un plus vaste public : le tube cathodique. C’est ce dernier qui révolutionna le paysage social du monde entier en moins d’une décennie. L’écran plasma fut néanmoins utilisé dès cette époque dans les milieux industriels, les gares ou les salles de la Bourse, en raison de sa grande taille et de son grand angle de visionnage. L'affichage dynamique, comme on le voit, n’est pas une mode récente ! Pourtant, il faudra attendre 1992 pour que l’écran plasma soit remis au goût du jour, cette fois-ci par l’entreprise japonaise Fujitsu, qui reprend les travaux de Donald L. Bitzer et présente cette année-là le premier écran couleur à technologie plasma1. C’est sous la marque Pioneer que le premier écran plasma est mis en vente en 1997.
L’avenir de l’écran plasma
Il est certain que pour pouvoir gagner du terrain sur son concurrent LCD, l’écran plasma devra encore évoluer. Il l’a déjà fait sur la qualité de l’image : les contrastes sont aujourd’hui meilleurs, les noirs plus affirmés, les temps de latence pratiquement supprimés. Si progression il doit y avoir, ce serait plutôt sur la technologie elle-même, et sur la fabrication, qui reste encore peu industrielle, étant donné la minutie d’un procédé qui s’apparente à la « microélectronique, mais sur des surfaces beaucoup plus importantes qu’un circuit intégré »1. C’est un des éléments qui justifient entre autres son prix encore très élevé, et donc la relative frilosité de son implantation.
